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NOTRE ECONOMIE DANS SES PRINCIPAUX ASPECTS

1 NOTRE ECONOMIE DANS SES PRINCIPAUX ASPECTS

1- La structure gnrale de l'Economie islamique.
2- L'Economie islamique est une partie d'un tout.
3- Le cadre gnral de l'Economie islamique.
4- L'Economie islamique n'est pas une science.
5- Les rapports de distribution sont spars de la forme de production.
6- Le problme conomique et sa solution dans l'optique islamique.
1- LA STRUCTURE GENERALE DE L'ECONOMIE ISLAMIQUE.
La structure gnrale de l'Economie islamique se compose de trois piliers qui en dterminent le contenu doctrinal et la font se distinguer de toutes les autres doctrines conomiques dans leurs lignes gnrales. Ces piliers sont :
1- Le principe de la double proprit.
2- Le principe de la libert conomique dans un cadre limit.
3- Le principe de la justice sociale.
Nous allons expliquer et interprter ces trois piliers principaux pour nous faire une ide gnrale de l'Economie islamique et pour pouvoir par consquent traiter d'une faon plus exhaustive de ses dtails et de ses traits caractristiques doctrinaux.
Le principe de la double proprit.
L'Islam diffre substantiellement du capitalisme et du socialisme quant au type de proprit qu'il admet.
La socit capitaliste croit, en effet, la forme particulire et individuelle de la proprit - c'est--dire la proprit prive - comme rgle gnrale. Elle reconnat aux individus le droit la proprit prive de toutes les sortes de richesses du pays selon leurs activits publiques, et n'y apporte de restrictions que lorsque la ncessit sociale l'impose, et que l'exprience tablit un tel secteur public. Ainsi cette ncessit constitue un cas de drogation au principe de la proprit prive et permet d'y faire exception pour un secteur donn ou une richesse donne.
La socit socialiste fait exactement le contraire. La proprit commune y est le principe gnral qui s'applique toutes les sortes de richesses du pays, et la proprit prive de certaines richesses du pays n'y est qu'une anomalie et une exception, qu'on pourrait admettre parfois la suite d'une ncessit sociale contraignante.
C'est partir de ces deux thories opposes, du capitalisme et du socialisme, qu'on appelle "socit capitaliste" toute socit qui croit la proprit prive comme principe unique, et la nationalisation comme une exception et un palliatif une ncessit sociale, et "socit socialiste" toute socit qui considre la proprit socialiste comme tant le principe, et qui ne reconnat la proprit prive que dans des cas exceptionnels.
Quant la socit islamique, elle ne comporte la caractristique essentielle d'aucune des deux socits prcites. Car la Doctrine islamique ne s'accorde ni avec le capitalisme dans son affirmation que la proprit prive est le principe, ni avec le socialisme lorsqu'il considre la proprit socialiste comme principe gnral. Elle admet en mme temps les diffrentes formes de la proprit lorsqu'elle adopte le principe de la double proprit (proprit formes diverses) au lieu de celui de la forme unique de la proprit que font leur le capitalisme et le socialisme. C'est un principe qui croit la proprit prive, la proprit publique et la proprit de l'Etat. Il consacre chacune de ces trois formes de proprit un champ particulier dans lequel elle oeuvre, et il ne considre aucune d'elles comme une anomalie, une exception ou un remde provisoire exig par les circonstances.
Il est donc erron d'appeler la socit islamique, une socit capitaliste, mme lorsqu'elle autorise la proprit prive d'un certain nombre de capitaux et de moyens de production ; car la proprit prive n'y est pas la rgle gnrale. De mme il est erron de l'appeler socit socialiste mme si elle (la socit islamique) se sert du principe de la proprit publique et de la proprit de l'Etat, pour certaines richesses et certains capitaux, tant donn que la forme socialiste de la proprit n'y est pas la rgle gnrale. Et enfin, il est aussi erron de la considrer comme un mlange de celle-ci et de celle-l, car la diversit des formes principales de la proprit dans la socit islamique ne signifie pas que l'Islam est un mlange des deux doctrines capitaliste et socialiste, ni qu'il a adopt un aspect de chacune d'elles. Il faut voir dans cette diversit des formes de la proprit qui le caractrise comme un plan doctrinal original fond sur des rgles de pense prcises, et comme un sujet inclus dans un cadre particulier de valeurs et de conceptions qui contredisent les bases, les rgles, les valeurs et les conceptions sur lesquels ont t fonds le capitalisme libral et le socialisme marxiste.
La preuve la plus vidente de la justesse de la position islamique vis--vis de la proprit (possession fonde sur le principe de la double proprit) nous est fournie par la ralit de l'exprience capitaliste et de l'exprience socialiste elles-mmes, puisque chacune d'elles a t contrainte d'admettre la forme de proprit de l'autre, donc de reconnatre la ncessit d'une forme de proprit oppose celle qui constitue la rgle gnrale chez elle aprs que la ralit leur a prouv l'erreur de l'ide de la forme unique de proprit.
Ainsi, la socit capitaliste a commenc depuis longtemps appliquer l'ide de la nationalisation et exclure certains secteurs du cadre de la proprit prive. Ce mouvement de nationalisation constitue un aveu, de la part des socits capitalistes, de l'inadquation du principe capitaliste de la proprit, et une tentative de pallier les complications et contradictions dcoulant de ce principe.
De mme, la socit socialiste, malgr son jeune ge, s'est trouve, sur un autre plan, elle aussi contrainte de reconnatre la proprit prive, tantt d'une manire lgale, tantt illgale. L'exemple de l'aveu lgal est illustr par l'Article sept de la Constitution sovitique, qui stipule : Chacune des familles de la ferme cooprative obtient, outre le revenu principal provenant de l'Economie commune de la ferme cooprative, un morceau de terrain qui lui est propre et rattach au lieu de logement ; ce terrain lui permet donc d'avoir une maison d'habitation, une Economie supplmentaire, du btail productif, des volailles et des instruments agricoles simples, titre de proprit prive. L'Article neuf aussi autorise les paysans et les artisans possder, individuellement, de petits projets conomiques, et permet la constitution de ces petites proprits ct du systme socialiste en vigueur.

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Le principe de la libert conomique dans un cadre limit.

Le second pilier de l'Economie islamique est le fait d'accorder aux individus une libert conomique, dans les limites des valeurs morales et thiques auxquelles croit l'Islam.

Dans ce pilier galement, nous remarquons une diffrence saillante entre l'Economie islamique d'une part et les deux Economies capitaliste et socialiste de l'autre. Ainsi, alors que les individus jouissent de liberts illimites dans l'Economie capitaliste, et que l'Economie socialiste confisque la libert de tout le monde, l'Economie islamique adopte une attitude conforme sa nature gnrale en autorisant les individus exercer leurs liberts dans le cadre de valeurs et d'idaux qui domptent et polissent la libert, et en font un instrument de bien pour toute l'humanit.

La limitation islamique de la libert sociale dans le domaine conomique est de deux sortes:

1- L'auto-limitation qui mane des profondeurs de la personne et qui puise son crdit dans le contenu spirituel et intellectuel de la personnalit islamique.

2- La limitation objective qui exprime une force extrieure dlimitant et rglant la conduite sociale.

L'auto-limitation :

Elle se forme dans le cadre de l'ducation spciale que l'Islam dispense l'individu dans une socit o l'Islam rgit tous les secteurs de la vie (de la socit islamique). En effet, les cadres intellectuels et spirituels l'intrieur desquels l'Islam forge la personnalit islamique, lorsqu'il offre l'occasion d'entrer dans la ralit de la vie et de faire l'histoire sur la base de cette ralit, ont une force morale norme et exercent une grande influence sur l'auto-limitation ou la limitation naturelle de la libert accorde aux individus de la socit islamique et sur son orientation dans la discipline, et sans que les individus aient le sentiment que leurs liberts seraient tant soit peu confisques, car la limitation tant le produit de leur ralit spirituelle et intellectuelle, les individus n'y voient pas une limitation de leurs liberts. C'est pourquoi l'auto-limitation n'est pas vraiment une limitation de la libert, mais une opration de formation du contenu intrieur de l'homme libre, une formation morale et saine, dans laquelle la libert accomplit son vrai message.

Cette auto-limitation a produit des rsultats splendides et des effets grandioses dans la formation de la nature de la socit islamique et son temprament gnral. Bien que l'exprience islamique complte ft de courte dure, elle a port ses fruits et fait exploser dans l'me humaine ses possibilits idales et sublimes tout en donnant l'humanit un crdit spirituel riche en sentiments de justice, de bien, et de bienveillance. Et si cette exprience s'tait prolonge dans la vie plus longtemps que la courte priode historique qu'elle a vcue effectivement, elle aurait pu prouver la comptence de l'humanit pour tre le reprsentant d'Allah sur la terre, forger un nouveau monde imprgn de sentiments de justice et de misricorde, et extirper de l'me humaine tous les lments de mal et tous les mobiles d'injustice et de corruption qu'il est possible d'extirper.

En outre, il ne faut pas oublier que l'une des consquences bnfiques de l'auto-limitation est le fait que celle-ci demeure la seule garantie fondamentale des oeuvres bonnes dans la Communaut musulmane, depuis que l'Islam a cess son exprience de la vie et perdu sa direction politique et son imamat social. Et bien que les Musulmans se soient carts de l'esprit de cette exprience et de cette direction d'une distance temporelle de plusieurs sicles, et d'une distance spirituelle dont la mesure est le degr d'abaissement de leurs niveaux intellectuel et psychologique, et de leur accoutumance d'autres modes de vie sociale et politique, l'auto-limitation dont le premier noyau fut pos par l'Islam lors de son exprience complte de la vie, a jou un rle positif et efficace dans le maintien des oeuvres bonnes qui se traduit par le fait que des millions de Musulmans payent de leur plein gr, lequel est cristallis dans le cadre de cette auto-limitation, la Zakt et d'autres obligations contractes envers Allah, et contribuent la ralisation des conceptions islamiques de la justice sociale. A la lumire de ce fait, combien plus grands auraient t les rsultats si ces Musulmans vivaient l'exprience islamique complte, et si leur socit tait l'incarnation complte de l'Islam, dans ses penses, ses valeurs et sa politique, et l'expression pratique de ses conceptions et idaux.

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La limitation objective de la libert :

Elle signifie ici la limitation impose de l'extrieur, par la force de la Loi, l'individu dans la socit islamique. Cette limitation objective de la libert en Islam est fonde sur le principe selon lequel il n'y a pas de libert pour l'individu en ce qui concerne les activits qui s'opposent aux idaux et aux objectifs la ncessit desquels l'Islam croit, et qui sont explicitement souligns dans la Char'ah.

On a excut ce principe en Islam de la faon suivante :

La Char'ah s'est charge, dans ses sources gnrales, d'interdire explicitement une srie d'activits conomiques et sociales, telles que l'usure, le monopole, etc., susceptibles, selon l'optique islamique, d'entraver la ralisation de certains idaux et valeurs adopts par l'Islam.

La Char'ah(1) a pos le principe de la supervision, par le Tuteur(2), de l'activit gnrale, et de l'intervention de l'Etat dans la limitation des liberts des individus dans les travaux qu'ils exercent, et ce, afin de protger et de prserver les intrts gnraux. Il tait ncessaire pour l'Islam de poser ce principe afin de garantir la longue la ralisation de ses idaux et de ses conceptions de la justice sociale. Car les exigences de la justice sociale laquelle appelle l'Islam diffrent selon les circonstances conomiques de la socit et les situations matrielles qu'elle traverse. Ainsi, une activit donne pourrait tre nuisible la socit et son entit un certain moment historique, et non pas un autre. Aussi ne peut-on pas en expliciter les dtails dans des formules constitutionnelles constantes. Le seul moyen possible est de permettre au Tuteur d'exercer sa fonction en sa qualit d'autorit charge de surveiller, orienter et limiter les liberts afin que leur exercice lgal soit conforme l'idal islamique de la socit.

L'origine lgislative du principe de la supervision et de l'intervention est le noble Coran, et prcisment dans ce Verset :

Obissez Allah, obissez au Prophte et ceux d'entre vous qui dtiennent l'autorit.(3)

Ce Texte indique clairement la ncessit d'obir au Tuteur (celui qui dtient l'autorit). Si les Musulmans divergent quant la nomination et la dtermination des conditions et des qualits des Tuteurs, ils sont unanimement d'accord pour dire que ceux-ci sont les dtenteurs de l'autorit lgale dans la socit islamique. L'autorit islamique suprme a donc droit l'obissance, et dispose du droit d'intervenir en vue de protger la socit et d'y raliser l'quilibre islamique, condition toutefois que cette intervention se situe dans le cadre de la Char'ah sacre. L'Etat, ou le Tuteur, n'a pas le droit, par exemple, de lgaliser l'usure, d'autoriser la tromperie, de suspendre la loi sur l'hritage, ou d'abolir une proprit tablie dans la socit selon une base islamique. En Islam, le Tuteur est autoris seulement intervenir dans les conduites et les activits dans lesquelles la Char'ah lui laisse la libert d'action. Il peut ainsi les interdire ou les imposer conformment l'idal social islamique. La mise en valeur de la terre, l'extraction des minerais, le creusement de cours d'eau et d'autres activits et commerces similaires sont autoriss gnralement par la Char'ah, laquelle a fix pour chacune des activits de ce genre des consquences lgales qui en dcoulent. Si le Tuteur estime qu'il faut entreprendre ou interdire l'une de ces activits, dans les limites de ses comptences, il peut le faire conformment au principe prcit.

Le Saint Prophte (Ç) appliquait ce principe d'intervention lorsque le cas l'exigeait et que la situation ncessitait intervention et orientation. Parmi les exemples illustrant cette intervention, citons ce que le Hadith(4) lui attribue : le Saint Prophte (Ç) a dclar aux gens de Mdine, concernant l'eau d'arrosage des dattiers, que l'on n'interdise pas l'utilisation d'une chose, et aux gens de la "Bdiyah", que l'on n'interdise pas le surplus d'une eau afin de ne pas interdire le surplus de l'herbe. Et il a dit : Ni dommage ni endommagement.(5)

Il est vident pour les faqh(6) que le fait d'empcher l'utilisation d'une chose, ou du surplus de l'eau, n'est pas prohib d'une manire gnrale dans la sainte Char'ah. A la lumire de quoi nous comprenons que l'interdiction faite par le Saint Prophte (Ç) aux gens de Mdine de faire obstacle une chose, ou d'empcher le surplus de l'eau, n'a pas t prononce en sa qualit de Messager charg de communiquer les "statuts lgaux"(7) gnraux, mais en sa qualit de Tuteur, responsable de l'organisation de la vie conomique de la socit et de son orientation d'une faon qui ne s'oppose pas l'intrt gnral qu'il apprcie lui-mme. C'est sans doute la raison pour laquelle le "rcit"(Cool a exprim la prohibition du Saint Prophte (Ç) par le terme "dcret" et non "interdiction", tant donn que le "dcret" est une sorte de "jugement"(9).

Le principe de la justice sociale.

Le troisime pilier de l'Economie islamique est le principe de la justice sociale, que l'Islam a incarne en pourvoyant le systme de distribution de la richesse dans la socit islamique, en lments et garanties assurant la distribution la possibilit de raliser la justice sociale, et mettant ledit systme en harmonie avec les valeurs sur lesquelles il est fond. En effet, lorsque l'Islam a inclus la justice sociale dans les principes essentiels dont est constitu son principe conomique, il n'a pas adopt la justice sociale dans sa conception gnrale abstraite, ni ne s'en est rclam d'une faon susceptible d'accepter toutes sortes d'interprtations, ni ne l'a confie aux socits humaines qui diffrent dans leurs visions de la justice sociale selon la diffrence de leurs ides sur la civilisation et de leur conceptions de la vie...

L'Islam a dtermin et cristallis ce principe dans un plan social spcifique, et a pu par la suite incarner ce plan dans une ralit sociale vivante dans les artres et veines de laquelle coule la conception islamique de la justice.

Il ne suffit pas de connatre de l'Islam son appel la justice sociale, mais il faut connatre aussi ses conceptions dtailles de la justice et la signification islamique particulire de celle-ci.

L'image islamique de la justice sociale comporte deux principes gnraux. Le premier est le principe de la solidarit gnrale ; l'autre est le principe de l'quilibre social. C'est par cette solidarit et cet quilibre, compris dans leur conception islamique, que se ralisent les valeurs de la justice sociale, et c'est par eux que s'incarne l'idal islamique de la justice sociale, comme nous le verrons dans un chapitre prochain.

Les pas que l'Islam a franchis, dans son exprience historique rayonnante, pour instaurer la meilleure socit humaine, ont montr clairement combien il prend soin de ce troisime pilier principal de son Economie. Ce soin s'est reflt clairement dans le premier discours prononc par le Saint Prophte (Ç) lorsqu'il a entrepris la premire action politique dans son nouvel Etat. En effet, selon les "rcits", le Saint Prophte (Ç) a inaugur ses communiqus d'orientation par le discours suivant :

O gens ! Oeuvrez en vue de votre Salut final. Par Allah ! Sachez qu'Allah peut faire mourir chacun de vous ( tout moment) en laissant ses moutons sans berger. Puis son Seigneur lui dira : Mon Messager n'est-il pas venu pour te communiquer Mon Message ? Ne t'ai-Je pas accord des biens et des faveurs ? Qu'as-tu donc fait pour ton Salut ? L'homme regardera alors gauche et droite, et il ne verra rien. Puis il regardera devant lui, et il ne verra que l'Enfer. Donc, quiconque peut s'pargner l'Enfer, qu'il le fasse -mme avec (en offrant) la moiti d'une datte. Et s'il ne le peut pas, qu'il le fasse avec un mot gentil, lequel peut rcompenser une bonne action de dix sept cents fois sa valeur. Que la Paix, la Misricorde et les Bndictions d'Allah soient sur vous.

Il a commenc son action politique par la fraternisation qu'il a tablie entre les Muhajirn (les Emigrs) et les Anar (les Partisans), et l'application du principe de la solidarit entre eux, en vue de raliser la justice sociale escompte par l'Islam.

Tels sont donc les piliers principaux de l'Economie islamique :

1- Une proprit formes multiples en fonction desquelles se dtermine la distribution .

2- Une libert limite par les valeurs islamiques dans les domaines de la production, de l'change et de la consommation.

3- Une justice sociale garantissant la socit son bonheur, et dont l'ossature est la solidarit et l'quilibre.

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Deux caractristiques essentielles de la Doctrine conomique islamique.

La Doctrine conomique islamique a deux qualits essentielles qui rayonnent de tous ses dtails et lignes. Ce sont le ralisme et la morale. En effet, l'Economie islamique est la fois raliste et morale dans les buts qu'elle veut raliser et dans la mthode qu'elle adopte.

C'est une Economie raliste dans ses buts, car elle vise, dans ses rglements et lois, des buts qui concordent avec la ralit de l'humanit dans toute sa nature, ses penchants et ses caractristiques gnrales, et s'efforce toujours de ne pas puiser l'humanit dans ses calculs lgislatifs et de ne pas la faire voler vers des horizons fictifs lointains qui ne sont pas sa porte. Elle fonde toujours son plan conomique sur la vision raliste de l'homme, et poursuit des buts ralistes qui se conforment cette vision. Une Economie utopiste, l'Economie communiste par exemple, se plairait se fixer un but irraliste et aspirer la ralisation d'une humanit nouvelle, dpouille de tous les penchants gostes, capable de distribuer entre ses membres le travail et les biens sans le recours un appareil gouvernemental charg de cette distribution, et dpourvue de toute sorte de discorde et de lutte. Mais cette vision ne concorde pas avec la nature de la Lgislation islamique et le ralisme qui caractrise ses buts et objectifs.

En outre, c'est une Economie raliste dans sa mthode aussi. De mme qu'elle vise des buts ralistes et ralisables, de mme elle garantit la ralisation de ces buts d'une faon raliste et matrielle, et ne se contente pas d'une garantie sous forme de conseils et d'orientations prodigus par des prdicateurs et des conseillers, car elle veut parvenir la ralisation de ses buts, et ne se contente pas de les laisser la merci du hasard et de la conjoncture. Ainsi, lorsqu'elle vise par l'exemple l'instauration de la solidarit gnrale dans la socit, elle ne se contente pas, pour ce faire, de mesures d'orientation et de galvanisation de sentiments, mais recourt une garantie lgislative qui rend la ralisation de cette solidarit irrversiblement ncessaire.

La deuxime qualit de l'Economie islamique, la qualit morale, signifie, en ce qui concerne le but, que l'Islam ne choisit pas les objectifs qu'il s'efforce d'atteindre dans la vie conomique de la socit, partir des circonstances matrielles et des conditions naturelles indpendantes de l'homme lui-mme, comme cela est le cas du marxisme dont les buts sont inspirs de la situation et des circonstances des forces productives. L'Islam regarde ces buts comme tant l'expression des valeurs pratiques dont la ralisation est moralement ncessaire. Lorsqu'il dcide la garantie de la vie de l'ouvrier, par exemple, il ne pense pas que cette garantie sociale qu'il a fixe, dcoule des circonstances matrielles de la production, mais la considre en tant qu'une valeur pratique qu'il faut raliser, comme nous allons l'tudier d'une faon dtaille dans des pages suivantes de ce chapitre.

La qualit morale, sur le plan de la mthode, signifie que l'Islam s'intresse au facteur psychologique dans la mthode qu'il suit pour atteindre ses buts et objectifs. Dans la mthode qu'il propose cet effet, il ne se contente pas de s'occuper de l'aspect objectif seulement, c'est--dire la ralisation de ces objectifs, mais prend un soin particulier insrer le facteur psychologique et subjectif dans la mthode de ralisation de ces buts. On pourrait par exemple prendre de l'argent au riche pour satisfaire les besoins du pauvre, ralisant ainsi l'objectif que l'Economie islamique poursuit travers le principe de la solidarit. Mais cela n'est pas tout dans le calcul de l'Islam. Il y a en Islam la mthode par laquelle on doit raliser la solidarit gnrale. Car cette mthode pourrait signifier tout simplement l'utilisation de la force pour prlever un impt sur les biens des riches pour satisfaire les besoins des pauvres. Mais bien que ceci suffise pour raliser l'aspect objectif du problme, c'est--dire la satisfaction des besoins du pauvre, l'Islam ne l'admet pas, tant donn que la mthode de la ralisation de la solidarit est dpourvue d'une motivation morale et du facteur de bienfaisance dans l'me du riche. C'est pourquoi l'Islam est intervenu pour faire des obligations fiscales, par lesquelles il vise l'instauration de la solidarit, des actes cultuels lgaux (prescrits) qui doivent maner d'une motivation intrieure claire poussant l'homme participer, d'une faon consciente et volontaire, et dans l'espoir de se rapprocher d'Allah et de le contenter, la ralisation des buts de l'Economie islamique.

Il n'est pas tonnant que l'Islam s'occupe tellement de ce facteur psychologique et qu'il prenne un soin particulier la forger spirituellement et intellectuellement conformment ses buts et conceptions ; car la nature des facteurs subjectifs qui se meuvent dans l'me humaine a une grande influence sur la formation de la personnalit de l'homme et la dtermination de son contenu spirituel. De mme, le facteur objectif exerce une influence importante sur la vie sociale, ses problmes et les solutions de ces problmes. Il devient vident pour tout le monde aujourd'hui que le facteur psychologique joue un rle principal dans le domaine conomique : il influe sur l'avnement des crises priodiques dont souffre normment l'Economie europenne, et affecte galement la courbe de l'offre et de la demande, la productivit de l'ouvrier et d'autres lments de l'Economie.

L'Islam ne se borne pas, dans sa Doctrine et ses Enseignements, organiser la faade extrieure de la socit, mais pntre dans ses profondeurs spirituelles et intellectuelles pour crer une harmonie entre le contenu intrieur et le plan conomique et social qu'il tablit. Il ne se contente pas, dans sa mthode, de choisir n'importe quel moyen susceptible de raliser ses buts, mais fusionne ce moyen dans le facteur psychologique et la motivation subjective qui concordent avec lesdits buts et leurs conceptions.

2- L'ECONOMIE ISLAMIQUE EST UNE PARTIE D'UN TOUT.

Telle que nous la concevons, l'Economie islamique ne peut tre tudie en articles spars les uns des autres, par exemple tudier le jugement de l'Islam interdisant l'intrt usuraire ou autorisant la proprit prive sparment de l'ensemble des parties d'un plan gnral. De mme, il est inadmissible d'tudier l'ensemble de l'Economie islamique en tant qu'un sujet part, une entit doctrinale indpendante des autres entits (sociales, politiques, etc.) de la Doctrine et indpendante de la nature des rapports tablis entre ces entits. Il faut comprendre l'Economie islamique dans le cadre de la formule islamique gnrale, laquelle rgit les divers aspects de la vie dans la socit. Car, de mme que nous percevons la chose sensible dans le cadre d'une formule gnrale compose d'un groupe de choses, et que notre vision d'une chose dans le cadre d'une formule gnrale est diffrente de notre vision de cette chose en dehors de ladite formule gnrale, ou dans le cadre d'une autre formule (au point qu'une ligne quelconque peut paratre plus courte qu'elle ne l'est dans la ralit lorsqu'elle est vue dans le cadre d'une combinaison donne de lignes, et plus longue lorsqu'on change la combinaison de ces lignes), de mme les formules gnrales des doctrines sociales jouent un rle important dans l'apprciation de leurs plans conomiques. Il est donc erron de ne pas accorder la formule islamique gnrale son importance, et de ne pas tenir compte de la nature des relations entre l'Economie et l'ensemble des parties de la doctrine, et de l'influence rciproque entre ces diffrentes parties dans son entit organique gnrale.

De mme, il ne faut pas sparer la Doctrine islamique dans sa formule gnrale du terrain particulier qui lui est prpar et qui renferme tous les lments de la survie et de la force de la doctrine. Car de mme que nous percevons les formules sensibles dans des terrains diffrents, et que chaque forme s'accorde avec un terrain spcifique, ce terrain spcifique pouvant s'adapter une autre, et cette forme particulire pouvant s'adapter un tel terrain et ne pas s'adapter tel autre, de mme la formule gnrale de la doctrine, de toute doctrine, exige un terrain, un sol adapt sa nature et lui fournissant la croyance, les conceptions et les sentiments qui lui conviennent. Donc, il est indispensable d'tudier la formule gnrale de la doctrine sur la base du terrain et du sol qui lui sont prpars, c'est--dire dans son cadre gnral, lorsque nous voulons en faire l'apprciation.

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Il apparat ainsi que l'Economie islamique est corrlative dans ses lignes et dtails, qu'elle constitue son tour une partie d'une formule gnrale de la vie, que cette formule a un terrain qui lui est propre, et que la socit islamique intgrale voit le jour lorsqu'elle acquiert et la formule et le terrain, lorsqu'elle obtient et la plante et le sol. La mthode de recherche dans l'Economie islamique ne s'avre juste que lorsque celle-ci est tudie en tant qu'un plan parties corrlatives et en tant qu'une partie de la formule islamique gnrale de la vie, et que cette formule elle-mme est son tour fonde sur le terrain ou le sol que l'Islam a prpar pour une socit islamique authentique.

Le terrain (base) de la socit islamique et de sa doctrine sociale.

Le terrain, ou le sol, de la socit islamique et de sa base doctrinale est compos des lments suivants :

1- Le dogme(10): c'est la base centrale de la pense en Islam, qui dtermine la vision principale de l'homme, de l'univers en gnral.

2- Les conceptions qui refltent le point de vue islamique sur l'interprtation des choses la lumire de la vision gnrale que la doctrine cristallise.

3- Les sentiments et les sympathies que l'Islam entend propager et dvelopper ct desdites conceptions. Car la conception, en tant qu'une ide islamique d'une ralit donne, fait exploser dans l'me du Musulman un sentiment particulier envers la ralit en question et dtermine sa tendance sentimentale envers elle (la ralit). Ainsi, les sentiments islamiques sont engendrs par les conceptions islamiques, lesquelles sont leur tour formules la lumire de la Doctrine islamique fondamentale. Prenons-en un exemple dans la crainte rvrencielle (Taqw). C'est au sein de la Doctrine de l'Unicit que nat la conception islamique de la crainte rvrencielle, conception selon laquelle la crainte rvrencielle est le critre de la dignit et de la distinction prfrentielle entre les tres humains. C'est de cette conception que nat un sentiment islamique envers la crainte rvrencielle et les hommes pieux (ceux qui prouvent la crainte rvrencielle), un sentiment de rvrence et de respect.

Ce sont ces trois lments : la doctrine, les conceptions et les sentiments, qui s'associent pour former le terrain sain de la socit.

Puis, aprs le terrain, vient le rle de la formule islamique gnrale de la vie, en tant qu'un tout indivisible qui s'tend vers toutes les branches de la vie. C'est seulement lorsque la socit islamique complte son terrain et sa formule gnrale que nous pouvons attendre de l'Economie islamique qu'elle accomplisse sa mission unique dans la vie conomique, d'assurer la socit les facteurs du bonheur et du bien-tre, et de nous permettre d'en cueillir les meilleurs fruits. Quant attendre du grand message islamique qu'il ralise tous ses buts dans l'un des aspects de la vie, au cas o ce message viendrait tre appliqu dans cet aspect sparment de toutes les autres branches de la vie, ce serait une grossire erreur, car les corrlations qui existent entre les diffrents aspects du plan islamique grandiose de la socit, rendent ce plan pareil un plan dessin par un architecte des plus habiles pour la construction d'un btiment merveilleux, plan qui ne peut reflter la beaut et la merveille voulues par l'architecte que s'il est appliqu entirement. Et si nous suivions ledit plan pour construire une partie du btiment, nous ne pourrions nous attendre ce que cette partie soit conforme la volont de l'architecte dans son laboration du plan en tant que tout. Il en va de mme pour le plan islamique. En effet, l'Islam a tabli une voie qui lui est propre. Il en a fait l'instrument complet du bonheur de l'humanit, condition que cette voie islamique grandiose soit suivie dans un milieu islamique conforme, dans son existence, ses penses et toute son entit, la rgle de l'Islam, et qu'elle (cette voie) soit suivie entirement, en tant qu'un tout complet dont les parties sont complmentaires et insparables. Car isoler toute partie de la voie islamique de son milieu et des autres parties, quivaut son isolement des conditions dans lesquelles elle peut raliser son but idal. Ce qui est dit ici ne constitue pas un reproche fait aux directives islamiques, ni une sous-estimation de leur comptence et de leur capacit diriger la socit. Il s'agit de noter seulement que ces directives ne portent leurs fruits que lorsque les conditions qu'elles exigent sont runies.

Nature des liens entre l'Economie islamique et tous les autres lments de l'Islam.

Nous ne pouvons pas mettre en vidence, dans cet expos, tous les aspects de cette corrlation dans l'Economie islamique, ni les aspects de la corrlation et de l'interaction entre elle et toutes les caractristiques et les autres lments islamiques qui lui sont lis. Aussi nous bornerons-nous en citer quelques exemples.

Le lien de l'Economie islamique avec la Croyance, laquelle est la source de l'approvisionnement spirituel de la Doctrine. En effet, la Croyance pousse le Musulman s'adapter la Doctrine, celle-ci tant l'manation de celle-l, ce qui confre la Doctrine un caractre de Foi et une valeur subjective -abstraction faite de la qualit des rsultats objectifs qu'elle (la Doctrine) enregistre sur le plan pratique- et cre dans l'me du Musulman un sentiment de scurit intrieure au sein de la Doctrine -celle-ci tant considre comme manant de la Croyance laquelle il adhre. Ainsi, la force de la garantie de l'excution, le caractre de Foi et de spiritualit, la scurit intrieure,.. toutes ces caractristiques constituent des traits qui distinguent l'Economie islamique grce la Croyance fondamentale sur laquelle elle repose, et dans le cadre gnral duquel elle se forme. C'est pourquoi ces caractristiques n'apparaissent pour le chercheur que s'il tudie l'Economie islamique la lumire de la Foi et voit dans quelle mesure elle est en interaction avec celle-ci.

L'attachement de l'Economie islamique aux conceptions islamiques de l'univers et de la vie, et sa faon propre d'interprter les choses, tels que la conception islamique de la proprit prive et du gain. En effet, l'Islam considre la proprit comme un droit de patronage impliquant une responsabilit, et non pas comme un pouvoir absolu. De mme, il confre au gain une conception plus tendue et plus large que ne lui donne le calcul purement matriel, en faisant entrer dans le cadre du gain, dans cette acception islamique, beaucoup d'activits considres comme une perte dans une optique non islamique.

Il est naturel que cette conception islamique de la proprit laisse une trace dans la faon de jouir du droit de la proprit prive et de sa limitation, conformment son cadre islamique. De mme, il est naturel que le domaine conomique soit affect lui aussi par la conception islamique du gain et par le degr que dtermine la profondeur et la concentration de la conception ; et par consquent, celle-ci influe sur le cours de l'Economie islamique pendant son application. L'Economie islamique doit donc tre tudie travers ces donnes, et il n'est pas permis de l'isoler de l'influence de diffrentes conceptions travers l'application.

Le lien de l'Economie islamique avec les sentiments et passions que l'Islam diffuse dans le milieu islamique et qui sont fonds sur ses conceptions particulires. Il s'agit des sentiments tels que la fraternit gnrale, qui fait jaillir dans le coeur de chaque Musulman une fontaine d'amour pour autrui, et de partage des malheurs et des joies d'autrui. Cette fontaine s'enrichit et jaillit au prorata du degr du sentiment passionnel de fraternit, de la fusion de l'entit spirituelle de l'homme avec les passions islamiques. Ces sentiments et passions jouent un rle important dans l'adaptation de la vie conomique, et soutiennent la Doctrine dans les buts qu'elle poursuit.

Le lien entre la Doctrine conomique et la politique financire de l'Etat, au point que celui-ci permet de considrer sa politique financire comme une partie du programme de la Doctrine conomique de l'Islam, la politique financire de l'Etat tant constitue de sorte se rencontrer avec la politique conomique gnrale et oeuvrer en vue de raliser les buts de l'Economie islamique. La politique financire en Islam ne se contente pas de couvrir les frais ncessaires de l'Etat, mais vise contribuer au rtablissement de l'quilibre social et de la solidarit publique. C'est pourquoi il tait ncessaire de considrer la politique financire comme une partie de la politique conomique gnrale, et d'insrer les statuts relatifs l'organisation financire de l'Etat dans la structure de la rglementation gnrale de la vie conomique, comme nous allons le voir dans les chapitres prochains.

Le lien entre l'Economie islamique et le rgime politique en Islam. Car la sparation entre les deux conduit une erreur dans l'tude. En effet, l'autorit gouvernante a de larges pouvoirs conomiques ainsi que de grandes proprits dont elle dispose sa guise et selon son apprciation. Ces pouvoirs et proprits doivent tre toujours tudis en mme temps que l'autorit en Islam, ainsi que les garanties que celui-ci exige quant l'intgrit et la droiture du dtenteur de l'autorit, garanties qui doivent tre traduites par son infaillibilit ou son attachement la concertation et la justice, et qui sont exiges par les diffrentes coles juridiques islamiques. C'est la lumire de ces garanties que nous pouvons tudier la place de l'Etat dans la Doctrine conomique et croire la juste ncessit de confrer ce dernier les pouvoirs et les droits que lui prescrit l'Islam.

Le lien entre l'abolition du capital usuraire et les autres statuts islamiques relatifs la spculation, la solidarit gnrale et l'quilibre social. Si l'on tudie isolment la prohibition de l'intrt usuraire, on trouvera qu'elle est de nature poser de graves problmes pour la vie conomique. Mais si nous la considrons comme une partie d'une seule et mme opration jumele, nous remarquerons que l'Islam a trouv auxdits problmes des solutions claires et appropries la nature, aux buts et aux objectifs de la Lgislation islamique, et ce grce ses statuts relatifs la spculation, l'quilibre, la solidarit et l'argent, comme nous le verrons plus loin.

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http://www.shbab1.com/2minutes.htm
    
    http://islamfin.go-forum.net/forum.htm
 
NOTRE ECONOMIE DANS SES PRINCIPAUX ASPECTS
    
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» Meurtre mystrieux en fort de Chantilly

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