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 finance islamique : drole de "halalisation"

         
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: 23/12/2007

: finance islamique : drole de "halalisation"    30 - 1:28

Finance islamique : Drle de "halalisation"

20 fvrier 2007 -
Cest parce quils ont dit que le commerce est similaire lusure. Allah a permis le commerce et interdit lusure. Celui qui a compris le conseil de son Seigneur et arrt gardera ses anciens bnfices et son tat est remis Allah. Celui qui reprendra copera de la vengeance dAllah
Ce verset traduit clairement la prohibition radicale de lusure et toutes les transactions y affrent dans la Charia islamique. Mais ce nest pas le seul. Sourat Albakara regorge de textes qui confirment ce jugement divin et menace les contestataires des pires chtiments dans lau-del. O croyants ! craignez Allah et abandonnez les gains qui vous restent des transactions usurires si vous tes des croyants. Sinon, attendez-vous une guerre de la part dAllah et de son prophte. Si vous arrtez, vous gardez vos capitaux sans subir ni faire subir de linjustice autrui . Aucun autre pch nest passible dune telle punition dans lislam. Les arguments de la Charia sont lgion pour justifier linterdiction de lusure. Cest ce qui justifie lessor des formules bancaires Halal de par le monde. Au Maroc, lautorisation de ces produits nest pas encore tranche.
Les transactions commerciales et financires en islam ne dpendent pas uniquement de la finalit de profit. Le principe de solidarit et de gain mutuel y est privilgi. Lintroduction de lusure annule ce deuxime aspect et provoque des dpassements qui nuisent lhonntet de la relation commerciale, selon les textes religieux. A commencer par les profits abusifs obtenus sans implication dans lactivit conomique finance. Il y a aussi lexpropriation non justifie des deniers dautrui. Sans oublier la nuisance au principe de solidarit entre le prteur et lemprunteur.
A noter que bon nombre dconomistes qualifis de rouges adhrent cette vision. Ils ont svrement critiqu le systme bancaire actuel. Et pour cause, les banques accaparent la majeure partie de la valeur ajoute des entreprises endettes. Ce qui pnalise normment le dveloppement de lactivit conomique, selon eux.
Systme alternatif
Paralllement linterdiction de lusure, la Charia a prvu un systme financier alternatif. Les experts contemporains ont adapt les doctrines des thoriciens fondateurs pour en sortir un mcanisme conforme aux exigences actuelles. Celui-ci se base sur une monnaie ayant une valeur intrinsque indexe un sous-jacent comme lor. Les banques btissent sur cette base un march montaire o elles changent leurs liquidits. Cela leur permet de financer lconomie par les biais des formules prescrites par la Charia (voir infra). En retour, les entreprises remboursent leurs dettes et versent aussi la Zakat.
Toutefois, ce systme se heurte une problmatique de taille. Comment pallier la raret, voire lextinction du sous-jacent de la monnaie, savoir ltalon or ? Les thoriciens de la finance islamique nont pas encore de rponse. Ils recommandent juste un contrle renforc de la banque centrale sur les fluctuations de la monnaie.
Pour la petite histoire, avant laccord de Bretton Woods, le systme financier international tait entirement fond sur le sous-jacent or. Lensemble des monnaies tait index sur le dollar, qui lui-mme avait une valeur fixe en or. Ce systme sest rapidement effondr suite lutilisation de la planche billets pour financer la guerre du Vietnam. La difficult de mettre en place le systme financier islamique na pas pour autant empch le dveloppement des produits bancaires conformes la Charia. Ce principe ne signifie pas pour autant que le financement est gratuit. La doctrine financire islamique prvoit un prix pour lchelonnement de la veleur dune marchandise conformment au principe religieux le dlai reprsente une partie du prix .
Pour tre qualifis d islamiques , les produits bancaires doivent obligatoirement respecter quatre rgles. Dabord le partage de risque. La probabilit de perte doit obligatoirement rentrer en ligne de compte dans le financement ou la prise de participation de la banque. Ensuite, la matrialit des changes. Les transactions bancaires Halal doivent correspondre des changes tangibles. Puis, labsence de pnalits de retards de remboursement. Toutefois, le financement peut tre assortit dun hypothque (Rahn) dont la banque peut excuter en cas de non-solvabilit de son client.
Mais que faire en cas de mauvaise foi collective des clients ? Pour contenir ces risques, les banques islamiques appliquent la loi des grands nombres. Ils calculent le cot moyen des retards de paiements constats parmi lensemble de leur clientle et limputent au cot du financement. Enfin, les banques islamiques ne peuvent financer des transactions interdites par la Charia.
Pour viter toute confusion, les financiers islamiques contemporains ont repris les formules de financement utilises par les thoriciens dantan. Ils les ont adaptes aux exigences actuelles avec des formules claires de calcul du risque et du cot de financement. Cela leur a permis des produits bancaires alternatifs qui rencontrent un franc succs de par le monde.
En tout cas, dans la plupart des banques islamiques, la commercialisation des formules de financement dpend dune attestation dlivre par un comit de Fuqaha

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attestant de la conformit de loffre avec les prceptes de la Charia.
Les produits bancaires Halal ont hiss les banques islamiques au premier rang dans plusieurs pays au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Ces formules fleurissent non seulement dans les pays musulmans, mais aussi chez les gants bancaires internationaux en Suisse et en Angleterre. Ils sont prts tout pour faire canaliser les fortunes pieuses du Golfe.
Le cas marocain
Aprs plusieurs dcennies de rsistance au systme financier islamique, Bank Al-Maghrib (BAM) a enfin cd aux pressions des banques et du march. Le wali de BAM lavait annonc en avant-premire dans nos colonnes le 11 octobre 2006. La semaine dernire, la banque centrale a labor un cadre rglementaire pour trois produits alternatifs conformes la Charia islamique . Il sagit notamment de Ijara, Mourabaha et Moucharaka (cf. www.leconomiste.com). BAM nattend que le verdict du conseil des tablissements de crdit pour donner le feu vert la commercialisation de ces formules. Toutefois, les campagnes de communication relatives ces produits ne peuvent en aucun cas contenir des messages connotation religieuse. En tout cas, les plus importantes banques de la place sont sur le qui-vive. Elles attendent impatiemment le verdict du conseil prcit pour dployer leurs stratgies commerciales dans ce segment. Des business plans dtaills sont dj valids par le top management des grandes institutions de la place. Ces derniers tablent sur une forte demande des pieux . Mais les formules Halal leur seront certainement factures plus cher que les produits conventionnels.
On halalise souvent nimporte comment
La canalisation des fortunes pieuses. Est-ce un argument pour halaliser lensemble des produits bancaires et financiers, bien que certains dentre eux ne correspondent ni de prs ni de loin aux quatre rgles voques ci-contre ? Pour contenir la forte demande, les ingnieurs financiers et les conseillers religieux des banques islamiques ne maquent pas dingniosit. Ils ont trouv les formules et les interprtations religieuses ncessaires pour coller le label Halal des formules de crdit la consommation ou des produits de couverture sur le march terme dactions.
En pratique, il sagit dintgrer des transactions intermdiaires portant sur des sous-jacents matriels (cuivre, argent). Le taux dintrt appliqu ces produits est remplac par le diffrentiel entre les prix dachat et de vente de ces sous-jacents dans un contrat de vente terme Halal (Salam).
En adoptant ce raisonnement, les banques islamiques ne font quaugmenter les tarifs de leur offre, selon des experts. Certains experts qualifient ses pratiques de plug (transformateur) qui convertissent lensemble des produits bancaires conventionnels aux normes Halal. Pour justifier ces pratiques, les Fuqaha impliqus disent quil vaut mieux trouver une formule religieuse pour utiliser ses produits plutt que de laisser les croyants exposs au Haram. Les clients, eux, estiment quils se dgagent de la responsabilit religieuse du moment que la Fatwa mane dimams reconnus. Mais les textes coraniques sont clairs dans ce sens. Ces contournements hypocrites sont formellement interdits par la Charia. Ceux qui mentent au nom dAllah ne russiront jamais . A bon entendeur salut
LEconomiste - Nouaim Sqalli

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