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intervention de M. Mohammed Laksaci,
gouverneur de la Banque d'Algrie
devant l'Assemble Populaire Nationale
(NOVEMBRE 2005)

EVOLUTION ECONOMIQUE ET MONETAIRE
EN 2004

Au nom de Dieu le Clment et le Misricordieux,
Monsieur le Prsident,
Mesdames et Messieurs les Dputs,
Jai le plaisir de prsenter devant votre auguste assemble un expos relatif aux volutions conomiques et montaires dans notre pays durant lanne 2004.
Nous avons tenu, dans ce cadre ce que notre expos soit prsent comme suit :

I- Le cadre macroconomique.
II- La stabilit financire.
III- La balance des paiements et les rserves de change.
IV- La situation montaire et la liquidit du secteur bancaire.
V- La conduite de la politique montaire.
VI- Le renforcement du contrle bancaire.
VII- Les volutions rcentes et les perspectives.
Avant de commencer la prsentation, nous tenons vous informer que nous avons prpar un rapport spcial cette heureuse occasion. Ce rapport est aujourdhui entre vos mains.

1. CADRE MACRO ECONOMIQUE EN 2004
Lvolution macroconomique des annes 2000 2004 sest caractrise par un contexte de lexcs de lpargne sur linvestissement o les acquis en matire de stabilit financire ont pleinement contribu la reprise de la croissance (plus de 5% en moyenne sur les quatre dernires annes). Ces bonnes performances en matire de croissance de lconomie nationale se sont conjugues avec une bonne tenue de linflation dont le taux est tomb 2% fin 2004 contre 4% fin 2003.
Il importe de souligner que le plan de relance 2001-2004 a t un dterminant majeur dans cette bonne performance de croissance conomique.
En effet, le cadre macroconomique de croissance non inflationniste sest consolid significativement en 2004, dans un contexte de reprise de lconomie mondiale et de conjoncture favorable du march de lnergie. Ainsi, lexcs de lpargne nationale sur linvestissement sest lev 13% du produit intrieur brut en 2004, soit la mme performance que celle ralise en 2003, contre 7,6% du produit intrieur brut en 2002.
Il est utile de rappeler que lanne 2000 a consacr le retour la stabilit macroconomique, aprs le choc externe de 1998-1999, avec lmergence de la formation soutenue de lpargne nationale.
Cest ancr sur ce contexte de taux dpargne nationale bien suprieur au taux dinvestissement que les acquis de la stabilit financire constituent un ancrage solide pour une croissance forte et diversifie moyen terme.

2. DE LA STABILITE FINANCIERE
Les performances financires soutenues des annes 2000-2003 ont permis dasseoir la stabilit financire qui a connu une consolidation au cours de lanne 2004, en juger principalement par :
- la solidit marque de la position financire extrieure, mesure que les rserves officielles de change ont bien atteint 43,1 milliards de dollars fin dcembre 2004 contre 32,9 milliards de dollars fin dcembre 2003 et seulement 4,4 milliards de dollars fin 1999 ;
- la bonne soutenabilit de la dette extrieure en 2004, avec un ratio de service de la dette extrieure qui tombe 12,6% en 2004 contre 17,9% en 2003 et 39,1% en 1999 ;
- la soutenabilit de la dette publique relativement aux pargnes financires accumules par le Trsor public, soit 1029,3 milliards de dinars de dpts du Trsor auprs de la Banque dAlgrie fin dcembre 2004 contre 1,3 milliard de dinars fin 1999 ;
- et, la stabilit montaire, avec un taux de croissance de la masse montaire (M2) de seulement 11,4% en 2004, alors que lexpansion montaire tait de 15,6% en 2003 et 22,3% en 2001. Ce net recul du taux de croissance montaire a bien contribu la matrise de linflation en 2004.

3. BALANCE DES PAIEMENTS ET RESERVES DE CHANGE EN 2004
La situation de la balance des paiements en 2004 confirme la solidit marque de la position des rserves officielles de change, avec un niveau de 43,1 milliards de dollars fin dcembre 2004.
Malgr la forte augmentation des importations de marchandises (Fob), lexcdent de la balance globale des paiements extrieurs a augment en

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2004 par rapport son niveau de lanne 2003. Les importations de marchandises (Fob) ont atteint 17,95 milliards de dollars E.U en 2004 contre 13,32 milliards de dollars E.U pour lanne 2003. Leur niveau tait de 12 milliards de dollars E.U en 2002.
Avec un montant des exportations dhydrocarbures de 31,55 milliards de dollars, lanne 2004 sest caractrise par un important excdent du compte courant de la balance des paiements extrieurs (11,12 milliards de dollars). Cet excdent du compte courant extrieur ntait que de 8,8 milliards de dollars pour lanne 2003 et 4,36 milliards de dollars en 2002.
En raison de faibles mobilisations de crdits extrieurs et des remboursements par anticipation, le dficit du compte capital de la balance des paiements a enregistr une faible augmentation en 2004 par rapport son niveau de lanne 2003.
La solidit marque de la position financire extrieure est reflte par laccumulation bien soutenue des rserves officielles de change qui ont atteint 43,1 milliards de dollars fin dcembre 2004. En outre, le stock de la dette extrieure de lAlgrie moyen et long terme a recul 21,4 milliards de dollars fin 2004 contre 23,2 milliards de dollars en 2003 et 28,1 milliards de dollars fin 1999.
Cet important niveau des rserves officielles de change constitue un bon ancrage pour la politique de stabilisation du taux de change effectif rel du dinar poursuivie par la Banque dAlgrie travers ses interventions sur le march interbancaire des changes et par l, pour la stabilit financire. En particulier, le taux de change effectif rel du dinar a t stabilis au cours de lanne 2004 son niveau dquilibre atteint fin 2003.
La gestion des rserves officielles de change par la Banque dAlgrie selon les rgles de bonne conduite propres aux banques centrales a permis un effet favorable du taux de change euro/dollar sur la position financire extrieure nette de lAlgrie, malgr les volutions erratiques des marchs de change internationaux depuis mi 2003.
Limportant niveau des rserves officielles de change dtenues par la Banque dAlgrie constitue un important lment de scurit financire extrieure, dautant plus que lentre en vigueur de laccord dassociation avec lUnion Europenne constitue un choc externe pour lconomie nationale.

4. SITUATION MONÉTAIRE ET LIQUIDITÉ DU SECTEUR FINANCIER
La consolidation marque de la position financire extrieure et la nette augmentation de la trsorerie publique ont constitu les principaux dterminants de lvolution de la situation montaire en 2004.
Ainsi, lvolution de la situation montaire au cours de lanne 2004 montre la poursuite de la tendance haussire de lagrgat avoirs extrieurs nets, soit 3119,2 millards de dinars fin dcembre 2004 contre 2342,6 milliards dollars fin dcembre 2003.
A fin dcembre 2004, le niveau des avoirs extrieurs nets :
- a atteint une fois et demi le niveau de lagrgat montaire M1 (monnaie fiduciaire en circulation et dpts vue auprs des banques, du Trsor et des CCP) ;
- reprsente 83,4% de la masse montaire M2 (M1 plus les dpts terme en dinars et les dpts en devises) contre 69,8% fin dcembre 2003 et seulement 9,5% fin 1999.
Il sagit l dun phnomne montaire rcent et caractristique de la de la stabilit montaire en Algrie depuis 2001. Ce qui confirme bien que les rserves officielles de change sont la garantie des signes (liquidits) montaires (M2) dans lconomie nationale.
La stabilit montaire en Algrie est bien ancre sur la solidit marque de la position des rserves officielles de change.
En outre, lanne 2004 se caractrise par lmergence de crances nettes de lEtat sur le systme bancaire (Banque dAlgrie et banques commerciales), soit 20,6 milliards de dinars fin dcembre 2004, comme en tmoigne la situation montaire. A fin dcembre 2003, le systme bancaire avait plutt une crance nette sur lEtat de 423,4 milliards de dinars.
Ainsi, le Trsor public continue daccumuler des pargnes financires importantes et refltant par l la viabilit des finances publiques en Algrie. Ces pargnes financires reprsentent, en grande partie, les ressources accumules par le fonds de rgulation des recettes.
De plus, la trsorerie publique (liquidits du Trsor) merge comme nouvelle caractristique de lvolution macroconomique en 2004. La trsorerie publique (liquidits du Trsor) est devenue beaucoup plus significative que la liquidit bancaire au cours de lanne 2004. A fin dcembre 2004, les dpts du Trsor de la Banque dAlgrie ont atteint 1029,3 milliards de

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dinars, soit les deux tiers des liquidits du systme financier (systme bancaire et Trsor), contre 591,5 milliards de dinars fin 2003 et 1,3 milliards de dinars fin 1999.
Par ailleurs, les dpts auprs du Trsor ont augment en 2004, principalement sous leffet des dpts des tablissements publics, passant de 12,9 milliards de dinars fin 2003 37,9 milliards de dinars fin 2004.
Pour assurer un contrle efficace de la liquidit bancaire, la Banque dAlgrie effectue des reprises de liquidits sur le march montaire qui ont atteint 400 milliards de dinars fin dcembre 2004 contre 250 milliards de dinars fin dcembre 2003. En effet, linstrument reprises de liquidit, en tant quinstrument indirect de politique montaire, a t mis en place en avril 2002 avec lapparition du phnomne de lexcs de liquidit bancaire.
A fin dcembre 2004, la quasi-totalit de lexcs de liquidit bancaire a t repris par la Banque dAlgrie sur le march montaire. Au total, les liquidits des banques auprs de la Banque dAlgrie sont de 673 milliards de dinars fin 2004 contre 611 milliards de dinars fin 2003. Ainsi, la liquidit bancaire sest accru de seulement 10,1% en 2004, alors que le taux de croissance en la matire tait de 104,8% en 2003.
Lvolution de la situation montaire montre que lagrgat masse montaire (M2) a enregistr une croissance de 11,4% pour lanne 2004 contre 15,6% en 2003, soit un net recul de lexpansion montaire ancrant davantage la stabilit montaire.
Cest dans un tel contexte que lanne 2004 sest caractrise par une bonne reprise des crdits lconomie 2004 (11,2%). Cette forte croissance des crdits lconomie sexplique principalement par la forte croissance des crdits au secteur priv (14,8%) ; les crdits au secteur public ayant accru de seulement 8,6%.
Il est important de souligner que la reprise des crdits lconomie ne doit pas tre alimente par des crdits risqus qui risquent droder les ressources stables accumules par les banques. Les ressources stables des banques sont bien passes de 1347,5 milliards de dinars en 2001 2299,3 milliards de dinars en 2004, soit une augmentation de 71%, confirmant le dveloppement soutenu des pargnes financires stables.
Laugmentation des moyens daction (dpts en dinars) des banques a t apprciable au cours de lanne 2004 avec un taux de 9,4%. Malgr laugmentation des dpts vue, la nature stable des ressources des banques est bien confirme, en juger par limportance accrue de lpargne financire du secteur des hydrocarbures et des mnages.
Au total, la masse montaire (M2) est value 3738 milliards de dinars fin dcembre 2004, alors que cet agrgat tait pass de 3354,4 milliards de dinars fin dcembre 2003 3597,4 milliards de dinars fin juin de lanne passe.
La croissance de la masse montaire (M2) en 2004 (11,4%) sexplique par lexpansion (32,5%) de la masse montaire (M1) pendant que lagrgat quasi-monnaie sest contract de 8,5%. Cela sexplique, principalement, par laccumulation accrue dpargnes financires par les entreprises du secteur des hydrocarbures, mais plus en dpts vue.

5. CONDUITE DE LA POLITIQUE MONETAIRE
La conduite de la politique montaire par la Banque dAlgrie au cours de lanne 2004, au moyen des deux instruments indirects pertinents (reprises de liquidits et rserves obligatoires), a permis de rsorber lexcs de liquidits bancaires et de bien contrler les liquidits dans lconomie.
Les objectifs de politique montaire arrts par le Conseil de la monnaie et du crdit ont t atteints par la Banque dAlgrie, en juger par les taux dexpansion montaire raliss en 2004 et la stabilit de la frquence de rotation de la monnaie.
Les bonnes performances ralises en matire de stabilit montaire sont donc un dterminant dans la bonne tenue de linflation des prix la consommation, en particulier lobjectif dinflation (3% sur le moyen terme) est bien atteint.
En glissement annuel, le taux dinflation des prix la consommation (indice dAlger) est tomb 2% fin 2004 contre 4% fin 2003. Lanne 2004 se caractrise donc par une matrise de linflation.
La performance en matire dinflation des prix est bien en cohrence avec la diminution de linflation montaire et tmoigne de la ralisation de lobjectif de la politique montaire. Ainsi, la politique montaire a bien contribu la reprise dune croissance conomique soutenue et non inflationniste de lconomie nationale. La reprise des crdits lconomie est un des dterminants de cette bonne dynamique de croissance conomique.



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6. RENFORCEMENT DU CONTRÔLE BANCAIRE
A l'effet de prendre en charge l'ensemble des dispositions lgales, notamment les dispositions de l'ordonnance 03-11 du 26 aot 2003 relative la monnaie et au crdit, le Conseil de la Monnaie et du Crdit et la Banque d'Algrie ont mis en place un dispositif rglementaire consquent en matire de contrle bancaire. Le dispositif rglementaire est en phase avec les rgles prudentielles et normes de contrle universelles.
La Commission Bancaire est l'autorit en charge de la supervision bancaire qui est effectue sur pices et sur place. La Banque d'Algrie est charge, pour le compte de la Commission Bancaire, d'effectuer le contrle sur pices et d'exercer le contrle sur place par ses agents.
Le contrle du respect de la rglementation dicte repose sur les dclarations des banques (reporting) pour le contrle sur pices et sur des missions d'inspection rgulires auprs des banques et des tablissements financiers pour le contrle sur place.
Avec l'ouverture, le secteur bancaire a t renforc par l'installation de nouvelles banques et nouveaux tablissements financiers et comptait, fin 2004, 29 institutions bancaires assujetties la supervision. De plus, les rseaux des banques connaissent une densification. Le rseau des banques est pass de 1.145 guichets (agences et succursales) fin 2003 1.183 fin 2004 dont les guichets des banques publiques reprsentent 88,7 % en 2003 et 90 % en 2004.
Le niveau de l'organisation des banques publiques, l'importance de leur part relative qui est de 92 % de l'activit bancaire, ainsi que le niveau de qualit de leur systme d'information ne facilitent pas les oprations de la supervision, tant en ce qui concerne le contrle sur pices qu'en ce qui concerne le contrle sur place, et ncessite la mobilisation d'quipes renforces d'inspecteurs de la Banque d'Algrie. En particulier, les banques et tablissements financiers connaissent une faiblesse dans leur conformit avec l'important dispositif de contrle interne dict par le Conseil de la monnaie et du crdit.
En 2004, et en application de l'ordonnance n03-11 du 26 aot 2003 relative la monnaie et au crdit, le cadre rglementaire de la supervision a t renforc par la promulgation de quatre (4) rglements portant respectivement sur :
- le capital minimum des banques et des tablissements financiers ;
- les conditions de constitution des rserves obligatoires par les banques ;
- le systme de garantie des dpts bancaires ;
- et, sur le rapport dit " coefficient de fonds propres et de ressources permanentes " respecter par les assujettis.
La supervision bancaire a aussi vu ses capacits oprationnelles se dvelopper d'une manire soutenue au cours de l'anne 2004.
Au cours de l'anne 2004, le contrle sur pices, devenu bien oprationnel, se conforte et rejoint les critres universels du contrle sur pices du Comit de Baie. Il constitue pour la Banque d'Algrie un systme d'alerte trs significatif.
Les travaux de contrle sur pices raliss au cours de l'anne 2004, ont port, essentiellement, sur :
- l'exploitation des reportings pour amliorer l'efficacit du contrle sur pices ;
- l'analyse des dclarations des banques et des tablissements financiers dans le cadre de la surveillance globale du systme bancaire ;
- et des demandes d'informations.
Au cours de 2004, en plus des runions de travail avec les reprsentants des banques et des tablissements financiers assujettis, 407 lettres de relance, de suite, de demande d'explications et d'informations ont t adresses aux assujettis du secteur bancaire contre 296 lettres en 2003.
Cette augmentation des correspondances, adresses ainsi dans le cadre de l'exercice du contrle sur pices, montre une amlioration dans la prise en charge des reportings rglementaires des banques et les tablissements financiers la Banque d'Algrie.
Les correspondances de relance, de demande d'explication et de suite, ont concern, pour :
- 302 les retards dans la transmission des reportings rglementaires ;
- 29 le non-respect des normes prudentielles ;
- 34 les diffrentes anomalies ;
- 42 ont eu pour objet des demandes d'informations complmentaires.
Certaines banques et tablissements financiers ont pris des mesures de redressement et se sont engags assainir leur situation dans des dlais rapides, pendant que pour les autres, les dossiers ont t transmis la Commission Bancaire pour suite donner, notamment, en ce qui concerne les dclarations de risques.
Globalement, le systme bancaire a enregistr, au cours de 2004, une amlioration certaine en matire de respect des dispositions lgales et rglementaires le rgissant, mme si des retards persistent et qui sont dus la dficience des

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systmes d'informations des banques et tablissements financiers.
En effet, certaines banques et certains tablissements financiers connaissent des difficults et mme des dficiences en matire :
- de mise en phase avec la rglementation bancaire ;
- de trsorerie ;
- du respect des normes prudentielles rglementaires ;
- de dmarrage de leurs activits ;
- de matrise de leur management et du contrle interne ;
- de dclaration bonne date ;
- et de publication des comptes annuels bonne date.
Devant les constats ngatifs du contrle sur pices concernant la persistance de l'incapacit de certaines banques et tablissements financiers se mettre en phase avec la rglementation bancaire et les rsultats des contrles sur place concernant des institutions en difficults, des actions ont t engages par
la Commission Bancaire.
Sur la base d'un programme de contrle intgral des banques et tablissements financiers, engag partir de l'anne 2002, les services comptents de la Banque d'Algrie (Direction Gnrale de l'inspection Gnrale) ont men des oprations de contrle intgral sur place.
En 2004, le programme de contrle sur place exerc sans discrimination (priv/public) a concern : le contrle intgral de six (6) banques, le contrle des oprations de commerce extrieur pour neuf (9) institutions bancaires, les contrles thmatiques (valuation du portefeuille de cinq (5) banques publiques), et des enqutes spciales qui ont touch quatre (4) institutions bancaires.
Les travaux des missions ont port sur l'apprciation de la qualit du portefeuille d'engagements des banques et l'valuation des niveaux du provisionnement pour risques de crdits en application de l'instruction 74/94 relative aux rgles de gestion prudentielle des banques et des tablissements financiers.
Les rsultats de ces oprations font ressortir des insuffisances dans'' les procdures d'octroi des crdits et dans la matrise de la gestion de ces crdits. En consquence, les provisions complmentaires values par les inspecteurs de la Banque d'Algrie sont souvent importantes et ont un impact sur les rsultats des banques concernes. Ce qui dbouche sur des besoins de recapitalisation.
De plus, l'anne 2004 comptabilise galement prs de 55 interventions de vrification sur place par des inspecteurs de la Banque d'Algrie concernant les ouvertures d'agences et de siges de banques et tablissements financiers.
En matire de contrle posteriori des oprations de commerce extrieur par la Banque d'Algrie, 34 395 dossiers de domiciliations ont t contrls en 2003 contre 31 575 en 2004 et 5 455 en 2002. Les rsultats de ces vrifications ont donn lieu l'tablissement par les inspecteurs asserments de la Banque d'Algrie de 51 procs verbaux de constatation d'infraction correspondant 9.178 dossiers de domiciliations irrguliers en 2004 contre 42 procs verbaux correspondant 3 497 dossiers de domiciliation irrguliers en 2003.
A partir de la fin de l'anne 2002, la mise en place d'un nouveau dispositif de contrle sur pices (deux instructions ont t dictes -instructions n 08-02 et 09-02-, dont la premire met en place des canevas de dclaration du ratio d'engagements par signature au titre du commerce extrieur et institue l'obligation de dclaration mensuelle de ce ratio) et son renforcement tout au long de l'anne 2004 a permis d'asseoir un systme permanent d'alerte au niveau de la Banque d'Algrie.
Au total, le systme permanent d'alerte a t renforc tout au long de l'anne 2004. Ce systme est actif travers, d'une part, les diffrents dpartements techniques de la Banque d'Algrie en relation transactionnelle avec les banques commerciales, et d'autre part, le mcanisme de dtection des difficults des banques, sur la base de dclarations plus rapproches.
Cependant, ce systme permanent d'alerte au niveau de la Banque d'Algrie ne peut se subsituer l'exercice effectif par les banques et tablissements financiers de leur propre contrle interne institu par rglement du Conseil de la monnaie et du crdit en 2002. Il importe de souligner que les banques et tablissements financiers n'ont pas ce jour mis en place l'ensemble du dispositif de contrle interne. Ce qui constitue un risque oprationnel majeur et contrarie la qualit des rsultats du contrle externe.

7. DÉVELOPPEMENTS RÉCENTS ET PERSPECTIVES
Avec un excs de l'pargne nationale sur l'investissement estim 18 % du produit intrieur brut, l'anne 2005 se caractrise par

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une nette consolidation du cadre macroconomique de croissance non inflationniste.
Ancre sur les bonnes performances financires des annes 2000-2004, la stabilit financire connat une consolidation durant cette anne, en juger par :
- la solidit marque de la position financire extrieure, mesure que les rserves officielles de change ont bien atteint 51,7 milliards de dollars fin septembre 2005 contre 43,1 milliards de dollars fin dcembre 2004,
- la trs bonne soutenabilit de la dette extrieure en 2005, avec un ratio de service de la dette extrieure qui tombe moins de 10% en 2005 contre 12,6 % en 2004 ;
- la soutenabilit de la dette publique relativement aux pargnes financires accumules par le Trsor public, soit 1659,1 milliards de dinars de dpts du Trsor auprs de la Banque d'Algrie fin septembre 2005 contre 1029,3 milliard de dinars fin dcembre 2004 ;
- et, la stabilit montaire, avec un taux de croissance de la masse montaire (M2) de 6,7 % au cours des six premiers mois de 2005 contre 11,4 % en 2004, contribuant la matrise de l'inflation en 2005. Le taux d'inflation des prix est bien tomb 2,2 % pour les neuf premiers mois de 2005 contre 4,7 % pour la mme priode de l'anne passe.
Il importe de souligner que l'importante impulsion la croissance conomique qu'apporte le plan quinquennal 2005-2009 constitue un important instrument de soutien durable la bonne diffusion des liquidits dans l'conomie nationale et ce, au profit de la croissance conomique. De plus, et dans cet objectif, les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs sectoriels (mcanismes de garantie et de soutien) d'accompagnement de financements bancaires moyen et long terme des entreprises et, par l, de la croissance.
Ce qui offre aux banques une opportunit additionnelle pour dvelopper d'une manire soutenue leur intermdiation et ce, dans la perspective de la dynamisation des marchs financiers. Au cours des six premiers mois de l'anne 2005, l'expansion des moyens d'actions (ressources stables) des banques se conjugue avec une forte croissance des crdits l'conomie (12,1 %), avec une envole des crdits au secteur priv (22 %) et une forte concentration de ces crdits.
Pour assurer une intermdiation bancaire efficace et au profit d'une forte croissance conomique, la reprise des crdits l'conomie ne doit pas tre alimente par des crdits risqus qui risquent d'roder les ressources stables des banques.
Il importe de souligner que la Banque d'Algrie et la Commission Bancaire accorde une attention particulire, depuis 2004, au contrle des risques crdits, de la concentration excessive de ces crdits et l'valuation des provisions additionnelles ncessaires pour garantir la solvabilit des banques et tablissements financiers. En plus de l'intensification des oprations de contrle sur pices et de contrle sur place en 2005, la Banque d'Algrie calcule et suit les indicateurs (ratios) de sant financire des banques et tablissements financiers.
L'anne 2005 connat la mise en uvre d'importantes oprations de modernisation de l'infrastructure du systme financier, dont l'accomplissement de la rforme des systmes des paiements.
C'est dans la perspective du dmarrage effectif du systme de payements ARTS ds fin 2005, que le Conseil de la Monnaie et du Crdit vient d'dicter un rglement portant organisation et fonctionnement du "systme de rglement brut en temps rel de gros montants et paiements urgents" (dnomm Algerian Real Times Settlements -ARTS).
Ce systme ralis et gr par la Banque d'Algrie constituera le principal volet de la modernisation des systmes des paiements, dont la compensation lectronique des paiements de masse qui est aussi en cours de parachvement par une filiale de la Banque d'Algrie
Ces ralisations sont l'lment clef pour la modernisation des oprations et des services bancaires de base. Ils sont galement un lment cl pour l'amlioration durable de l'intermdiation bancaire, ancre sur la stabilit financire.

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Intervention de Monsieur Mohammed Laksaci Gouverneur
de la Banque dAlgrie
Au Comit Montaire et Financier International

pour lAfghanistan, lAlgrie, le Ghana,
la Rpublique Islamique dIran, le Maroc,
le Pakistan et la Tunisie

20 Octobre 2007
La crise financire qui a touch le march hypothcaire de moindre qualit aux États-Unis et le ralentissement de la croissance conomique amricaine qui en rsult semblent navoir eu quun impact limit sur la croissance de lconomie mondiale, refltant principalement la forte croissance, la solidit des fondamentaux conomiques et la plus grande rsilience des pays en dveloppement. Il est encourageant que ces pays sont devenus la nouvelle force motrice et un ancrage de stabilit du systme conomique et financier international. Cependant, les incertitudes plus marques quant lampleur et la dure des turbulences financires et ses effets potentiels de contagion pourraient fortement contrarier les perspectives conomiques mondiales. La prise en charge de ces risques implique une plus grande vigilance de la part des pays avancs, une plus grande transparence ainsi quun renforcement de la rglementation et de la supervision financires, notamment en ce qui concerne les risques inhrents aux innovations financires. Il est galement continuellement besoin de prendre en charge de manire dcisive dautres risques menaant la stabilit globale, particulirement ceux lis la persistance des dsquilibres globaux. Les rcentes consultations multilatrales reprsentent un pas en avant important saluer, condition que les intentions de politiques, telles que dclares, soient fermement mises en uvre. De plus, il est essentiel que la nouvelle Dcision relative la Surveillance soit mise en uvre en conformit avec les principes inclus dans son prambule, savoir : impartialit dans son application, non imposition de nouvelles obligations aux pays membres, flexibilit et prise en compte des circonstances particulires des pays membres. Compte tenu des srieuses insuffisances mthodologiques, la plus grande prudence doit tre observe dans lvaluation par le FMI de lalignement des taux de change des pays membres par rapport leurs fondamentaux conomiques. Afin de rduire lventualit de survenance de crises et des effets de contagion, et conformment notre appel au cours de nos dernires runions, les efforts doivent tre acclrs pour mettre en place le nouvel instrument de liquidit Ligne dAccumulation de Rserves en faveur des pays ayant accs aux marchs financiers qui affichent des fondamentaux solides et poursuivent des politiques saines. Pour tre attractif, le nouvel instrument doit permettre laccs un niveau lev de ressources du FMI, des cots rduits et avec des niveaux importants de dcaissements initiaux.
Afin de permettre au FMI de poursuivre de manire effective ses missions, nous considrons quil est urgent davancer dans le dveloppement dun nouveau modle de revenus. Bien que soutenons le principe de rationalisation des dpenses, condition quelle ne se fasse pas aux dpens du volume et de la qualit des services que le FMI offre aux pays membres, nous ne voyons aucune justification lier la finalisation du modle de revenus aux progrs en matire de restriction des dpenses. La plupart des sources de revenus identifies par le Comit dÉminentes Personnalits devrait fournir au FMI des revenus plus prvisibles et plus stables. Cependant, nous nous opposons catgoriquement la proposition de rendre payante lassistance technique du FMI aux pays membres ainsi quau remboursement au budget rgulier du FMI du cot dadministration de la Facilit pour la Rduction de la Pauvret et la Croissance, qui rduirait ainsi les financements disponibles pour les pays faibles revenus dans le cadre de cette facilit.
Nous prenons note du rapport du Directeur Gnral sur la question de la rforme des quotes-parts et des voix. Cependant, nous partageons la dception des autres pays en dveloppement quant aux progrs raliss ce jour et nous appelons toutes les parties saisir cette opportunit unique pour restaurer de manire dcisive la lgitimit, la crdibilit et la relevance du FMI. A cette fin, une volont politique forte, particulirement de la part des pays avancs, est ncessaire. Il est essentiel que le train de rformes rsulte en une redistribution substantielle des parts de vote en faveur des pays en dveloppement en tant que groupe et bnficie aux plus dynamiques dentre eux sans que cela s

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: : EVOLUTION ECONOMIQUE ET MONETAIRE EN 2004    23 - 18:57

fasse aux dpens des autres pays du groupe. Il est galement important que le pouvoir de vote des pays faibles revenus soit renforc.
Pour que le train de rformes produise un rsultat significatif, il faut quil inclue une formule simple, transparente et robuste et qui produise par elle-mme les rsultats escompts, sans quil y ait besoin de filtres et de mcanismes dajustement additionnels. Il est galement critique que les voix de vote de base soient substantiellement augments et protgs. Au minimum, un triplement de leur niveau actuel serait plus que justifi au vu de leur rosion drastique au cours des annes. De plus, le personnel des bureaux des Administrateurs reprsentant un grand nombre de pays devrait tre renforc de manire significative pour permettre ces Administrateurs de nommer plus dun Administrateur Supplant. Nous appelons galement ce que des efforts soient consentis pour corriger la sous-reprsentation de certaines rgions, notamment lAfrique et le Moyen-Orient, au niveau du personnel et de la Direction du FMI.

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